Gaultier Garguille

mercredi 26 août 2009
par  Robert Vigneau
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Je le célèbre sous le nom de Gaultier Garguille (1581-1633), ce comédien, parolier, interprète aux noms de scène si multiples et poète joyeux, dru, inventif, abondant… Trois siècles nous séparent. Aujourd’hui, 26 août, je songe à lui en espérance de complicité. Voici une de ses chansons.

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À l’ombre d’une fougère, (bis)

Tout proche d’un jeune bois,

J’ai tant foulé l’herbette

Que j’en suis presque aux abois.

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J’ai rencontré une fille (bis)

Qui chantait à haute voix :

J’ai tant foulé l’herbette

Que j’en suis presque aux abois.

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Au son de la chansonnette (bis)

Répondit un villageois :

J’ai tant foulé l’herbette

Que j’en suis presque aux abois.

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En jouant sur sa musette, (bis)

Lui disait en son patois :

J’ai tant foulé l’herbette

Que j’en suis presque aux abois.

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En foulant l’herbe mollette (bis)

Baise moi cinq ou six fois.

J’ai tant foulé l’herbette

Que j’en suis presque aux abois.

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La fillette fut follette, (bis)

Lui donna sur son minois.

J’ai tant foulé l’herbette

Que j’en suis presque aux abois.

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Et puis il fit la chosette (bis)

Qui lui a duré neuf mois.

J’ai tant foulé l’herbette

Que j’en suis presque aux abois.


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Chansons de Gaultier Garguille, édition établie par Edouard Fournier (P. Jannet, Paris, 1858)