Gaultier Garguille
par
popularité : 7%

.
Je le célèbre sous le nom de Gaultier Garguille (1581-1633), ce comédien, parolier, interprète aux noms de scène si multiples et poète joyeux, dru, inventif, abondant… Trois siècles nous séparent. Aujourd’hui, 26 août, je songe à lui en espérance de complicité. Voici une de ses chansons.
X
.
À l’ombre d’une fougère, (bis)
Tout proche d’un jeune bois,
J’ai tant foulé l’herbette
Que j’en suis presque aux abois.
.
J’ai rencontré une fille (bis)
Qui chantait à haute voix :
J’ai tant foulé l’herbette
Que j’en suis presque aux abois.
.
Au son de la chansonnette (bis)
Répondit un villageois :
J’ai tant foulé l’herbette
Que j’en suis presque aux abois.
.
En jouant sur sa musette, (bis)
Lui disait en son patois :
J’ai tant foulé l’herbette
Que j’en suis presque aux abois.
.
En foulant l’herbe mollette (bis)
Baise moi cinq ou six fois.
J’ai tant foulé l’herbette
Que j’en suis presque aux abois.
.
La fillette fut follette, (bis)
Lui donna sur son minois.
J’ai tant foulé l’herbette
Que j’en suis presque aux abois.
.
Et puis il fit la chosette (bis)
Qui lui a duré neuf mois.
J’ai tant foulé l’herbette
Que j’en suis presque aux abois.
.
Chansons de Gaultier Garguille, édition établie par Edouard Fournier (P. Jannet, Paris, 1858)
