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143, rue de Valmont, Fécamp. CUVILLIEZ, bien sûr !

dimanche 13 juin 2021, par Robert Vigneau

En fait, grâce à la référence, découverte en dépit de ma nullité informatique, j’ai trouvé que le 143, route de Valmont était l’adresse de la famille Cuvilliez en l’enfance de notre poète (+ 2 frères et 4 sœurs) : cliquez !

https://www.facebook.com/702742373161384/videos/216132753539033/

On situera dans le temps comme dans l’espace l’abrupt de la confidence. Dans un époque où nos poètes se réfugient volontiers dans le vague, l’abstrait vaguement philozophard à la mode, l’acuité de cette poésie branchée sur le réel, le vécu, le rude des simples touche à vif !

Gloire à un poète vivant, Daniel Cuvilliez !


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143, route de Vamont

Ecoutez bien. Penchez la tête.
Entendez-vous l’accordéon ?
La chanson parle de tempête,
De banquise et de goémons.
 
Regardez bien. Levez la tête.
Le ciel est en deuil et pourtant
Le jour a des parfums de fête.
Soyez attentifs,on entend :
 
Les pas d’une mère chérie
Qui si cache pour mieux pleurer
Un fils qui part pour l’Algérie
Et noue son barda en secret.
 
Mon nid, ma tour, ma maisonnette
où deux frères et quatre sœurs
Ont tracé la vie d’un poète
Dans un cadre en forme de cœur.
 
Mon escalier et ma mansarde
L’eau qui bout et le bruit du vent
Et ce soir mon cœur qui s’attarde
Au seuil des années en rêvant.
 
Croche-moi ma petite fille,
Le bonheur est vertigineux ;
C’est mon enfance qui scintille
Et se reflète dans tes yeux.

Daniel CUVILLIEZ, L’Au Revoir, p.22.
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du même auteur, quatre recueils de poèmes, €8 pièce
Embellie, 2014
Renier l’Absence, 2016
Dire Enfin le Secret, 2017
L’Au Revoir, 2020