Noir

dimanche 26 novembre 2017
par  Robert Vigneau
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NOIR

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Si noirs tes yeux qu’en jaillissait du feu
 
Et si noire ta peau j’en devins aveuglé.
 
Noir mon regard caché au noir de tes cheveux
 
Et noir mon coeur en nuit de ton noir calciné.
 
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Ton corps ? De l’eau. Une eau dérivant lente et sombre
 
Un ruisseau pour ma nuit sans fond comme un miroir
 
Où me noyer de moi en étreignant ton ombre.
 
Ton corps : Léthé lavant les boues de la mémoire.
 
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Ma main tienne ta main en un limpide accord
 
Jusqu’au souffle fatal où tous doigts se délient.
 
Que ce soit tes doigts noirs qui me ferment les yeux
 
M’assombrissant au noir absolu de la mort
 
Et que je sombre au noir par ton noir lumineux !

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Ce poème fut publié dans le numéro d’avril 2009 de la plus mélodieuse revue de poésie d’alors, LE COIN DE TABLE.


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