Halte à Taachoui

mercredi 5 septembre 2018
par  Robert Vigneau
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Mais qu’est-ce que c’est, au juste, l’« islamophobie » ? A mon sens, c’est une maladie parfaitement imaginaire qu’on a créée par pur esprit de correction politique. Le mot « islamophobie » sert à déconsidérer tous ceux qui estiment que certaines pratiques de l’islam (certaines ! pas toutes !) sont attentatoires à la liberté, notamment à la liberté d’expression et à la liberté des femmes. Ou que les innombrables violences et cruautés commises au nom de cette religion inquiètent. Il y a de quoi s’inquiéter, non ? (Pierre Jourde, blog du 25 janvier 2015)

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HALTE À TAACHOUI

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Il était une fois un paisible village du nom de Taachoui. Un jour, le soleil se trouvant au plus haut, on aperçut des fumées loin dans le ciel. Presque aussitôt, des cavaliers prosélytes jaillirent entre les gourbis.
Prosélytes : ainsi nommait-on ces reîtres ennemis galopant recouverts de cuirs dans un cliquetis d’armes. Certains tendaient des torches allumées qu’ils agitaient au-dessus des toits en chaumes. Touchées, deux masures crépitèrent. Les vieilles, les femmes hurlèrent, se jetant dehors, en débandade. Les cavaliers les rabattirent vers le foirail devant le temple. Puis les fantassins, prosélytes, arrivèrent, eux aussi harnachés de cuirs. Ils agitaient des lames. Ils poussaient devant eux les hommes raflés aux travaux des champs ; certains, blessés, saignaient.

La masse des villageois se retrouva agglutinée sur l’esplanade. Ils tombèrent agenouillés dans la poussière, cernés par les guerriers vociférant. Le chef prosélyte se dressa devant eux, hissé sur le char du temple. Le silence se fit. Ce chef portait une cape d’or, un turban étincelant de pierreries. Il tenait son épée dans la main droite. Il apostropha la foule en une langue rauque qu’un interprète traduisait.
Il fit ainsi appeler le prêtre du temple. Le prêtre s’avança, suivi de sa femme serrant son nourrisson. Le chef ordonna au prêtre d’aller chercher l’idole dans le temple. Le prêtre sortit du temple portant dans ses bras la statue de la déesse. C’était une forme de bois qu’on habillait en femme. Le prêtre la posa au pied du guerrier. Le guerrier lui ordonna de la jeter dans le feu d’une proche masure qui achevait de brûler. Le prêtre tomba à genoux et ne fit aucun geste. L’épée lança un éclair et la tête du prêtre sauta dans un jet de sang tandis que son corps resta droit avant de s’abattre d’un coup.
Alors la femme du prêtre s’affala en hurlant, étreignant les mollets du cadavre. Un soldat lui arracha son nourrisson et le jeta vif dans le feu. La femme se débattit. Un autre soldat lui cogna la tête d’un violent coup de talon ; elle s’écroula inanimée.
- A quoi vous sert votre divinité ? hurla le chef des prosélytes. Voyez, je pose mon pied dessus. Je l’ai vaincue. Elle est désormais morte, votre divinité !
Sur un signe qu’il fit, un soldat ramassa l’idole et la jeta dans le brasier. Le feu se communiqua au temple. Les villageois, recroquevillés dans la poussière, se blottissaient de frayeur. Ils écoutaient sans comprendre les vociférations du chef. L’interprète leur indiqua que désormais ils adoreraient l’unique dieu des vainqueurs prosélytes. C’était un ordre ! On leur apprendrait les prières convenables. Les hommes porteraient dans l’intimité de leur corps la marque d’allégeance à ce dieu, l’ablation du prépuce !

Ils furent parqués prisonniers dix jours dans un camp improvisé à l’écart du village. Là, on les circoncit, on leur fit pratiquer les prières que le nouveau dieu exigeait qu’on prononce dans un langage sans voyelles. Ils attendaient leur mise à mort.

Les guerriers prosélytes logeaient en maîtres dans les maisons du village dont ils violaient les femmes afin de mêler les sangs à l’avenir.

Lorsque les maris et les fils rentrèrent dans leur foyer, les soldats occupants y demeurèrent, le temps de s’assurer qu’on exécutait convenablement les prières. A la place du temple, ils firent construire un mur, un simple mur devant lequel il fallait s’agenouiller. Ils interdirent les images, tous reliefs et dessins de visages.

Des adolescents du village voulurent rejoindre les rangs vainqueurs. Devenir prosélytes eux aussi, pourquoi pas ? On les enrôla. On les entraîna. On leur donna les cuirs et les armes d’autres soldats qui abandonnèrent la route de la conquête car, fatigués ou amoureux, ils désiraient s’établir à Taachoui où régna désormais leur nouvel ordre dévot.

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…régna désormais leur nouvel ordre dévot.